Critique : Danish Girl de David Ebershoff

Critique : Danish Girl de David Ebershoff, paru en 2000

 

C'est l'histoire de la première femme trans connue dans l'histoire. Ce fut la première qui devint femme, après la première opération en 1932, quand les antibiotiques n'existaient pas encore. L’auteur, David Ebershoff, imagine une histoire où, à part qui a vraiment existé, les protagonistes sont imaginaires.

 

Au début, c'est l'histoire d'un couple, où lui est un peintre ayant pignon sur rue, et elle, est Américaine et originaire de Californie, dans le Danemark dans les années 1920. Lors d'une séance, elle lui demande de poser et de s'habiller en femme. Malgré ses réticences, il accepte et ressent un trouble. A ce moment, elle devient Lili et ne se travestit pas, car très vite, elle se sent et se vit comme une femme. Comme c'est le cas pour toutes les femmes trans comme moi. Elle se féminise dans la vie de tous les jours, essaye de guérir, notamment lors d'une consultation auprès d'un médecin réputé, mais c'est un échec. On envisage même de l'interner.

Après, le couple s'installe dans le Paris des années 1920, où Lili peut vivre au grand jour sa vie de femme. En même temps, elle revoit un vieil ami d'enfance, devenu directeur d'une galerie d'art en pleine époque du surréalisme. Ils font aussi la connaissance d'un médecin allemand, installé à Dresde, qui leur propose une opération qui n'a jamais eu lieu, permettant à Lili de devenir une vraie femme. Cette opération a lieu en 1932, c'est une première et c'est une réussite.

De retour au Danemark, les deux femmes refont leur vie. Même si ce n'est plus un couple, elles sont amies. Lili fait une rencontre, veut des enfants et accepte une seconde opération, très risquée, d'implantation d'utérus. Elle y va, alors que Greta repart en Amérique avec le vieil ami et est en désaccord, mais l'opération tourne mal. Il y a une infection et un rejet d'implant de l'utérus. Elle meurt, mais l'auteur le dit de façon implicite, où elle revoit son parcours et tous ses amis, heureuse d'être cette femme qu'elle a toujours été.

 

J'ai beaucoup aimé l'histoire car l'auteur y va en toute subtilité. Il n'hésite pas à faire un aller-retour dans la vie des deux héroïnes, notamment pour Greta en Californie avec son premier mari, et de l'enfance de Lili et de sa relation ambiguë avec Hans, dans une relation homosexuelle ou hétérosexuelle. Cela est dû au côté androgyne de Lili dans sa jeunesse, comme moi auparavant. La fin du livre est différente du film. Le roman est plus dense avec trois parties distinctes, aussi bien géographiques que temporelles. Je conseille la lecture de ce livre qui raconte l'histoire d'une personne libre d'être ce qu'elle est, en dehors des convenances. C'est un livre qui m'a touché, plus que le film, comme femme qui s'affirme.

L'auteur, né en 1969 en Californie, après des études à Chicago et au Japon, s'est installé à New-York dans le milieu de l'édition. Danish Girl est son premier roman et a publié, depuis, plusieurs nouvelles. Pour ce roman, il a fait de nombreuses recherches d'où les remerciements à la fin. Cette histoire est une fiction et une oeurvre imaginaire. Enfin, il est à la base du film, sorti en 2016, même si la fin est diférrente et plus crédible dans le livre.

 

 

Sophie Laurence Françoise D.

 

 

 

 

 

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